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SERENDIPITY

67, annéer érotique : sur Invisible de Paul Auster - une lecture critique de Stéphane

26 Mars 2010, 23:32pm

Publié par Seren Dipity

Il aura fallu attendre toutes ces années, il aura fallu lire toutes ces pages pour que, enfin, un sein (se) pointe chez Paul Auster. 
Evidemment cela n'empêche pas l'auteur de faire parti de ceux que j'aime (comme quoi tous ceux qui font de moi un pervers sont des menteurs!)
J'admets que c'est une bien curieuse manière de commencer à parler du nouveau Paul Auster, Invisible. Mais il fallait quand même quelqu'un pour relever l'absence de sexe dans l'oeuvre d'un auteur américain contemporain (15 romans et presque pas un poil, c'est fou, non?)  
Pour tout vous avouer j'aurais presque préféré que Paulo s'abstienne une fois de plus, tant certaines pages m'ont gêné. Je suis prêt à avouer un paquet de perversions mais l'inceste n'en fait vraiment pas parti.
C'est, tout simplement l'histoire d'Adam Walker, poète en herbe, amant transi qui, le temps d'une année va tout connaître.
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Le roman est, à part le sexe, du Auster pur jus, depuis le début de sa carrière avec le jeu sur les genres (ici : biographie, mémoires) jusqu'à ses récentes interrogations sur sa propre vie d'écrivain (Dans le scriptorium) ou sur le réel et la construction du réel (Seul dans le noir).
Et, évidemment, l'histoire n'est jamais si simple : quatre parties, trois narrateurs, des perspectives différentes...

 

 

J'ai lu, ici et là, que c'était l'un des meilleurs Auster. Franchement, non. Si vous ne connaissez pas encore Paulo, plongez vous dans Moon Palace, Leviathan ou la Trilogie New Yorkaise. Et là, on pourra discuter de savoir lequel est le meilleur.
Oui, m'sieurs dames : je l'appelle Paulo. J'ai passé deux ans de ma vie à lire et relire le début de ses 8 premiers romans pour y dénicher ce qui constituait un début de roman (sujet de maîtrise, Opening : an introduction) Cette promiscuité m'autorise quelques familiarités.
J'ai beaucoup aimé cette expression, découverte dans un article du Guardian, "austerish serendipity" pour évoquer l'omniprésence du hasard (pas toujours heureux) chez Paul Auster. Auster a d'ailleurs déjà expliqué que le hasard était très présent dans la/sa vie, pourquoi pas dans son oeuvre?

Invisible, Ed. Actes Sud, traduit par Christine Le Boeuf.
En souvenir de mon mémoire et pour le plaisir (les débuts de roman chez Auster sont excellents) :
" C'est au printemps 1967 que je lui ai serré la main pour la  première fois."

Signé Stéphane. 

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