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SERENDIPITY

Let there be love : sur Maurice et Mahmoud de Fleming Jensen - une lecture critique de Pierre

4 Mai 2013, 14:14pm

Publié par Seren Dipity

Au Danemark de nos jours. Maurice est un expert-comptable à l'humour «danois» en pleine procédure de divorce. Il est revenu de tout. C'est un homme désabusé qui n'a plus qu'une seule ambition, ne plus revoir sa femme et reprendre ses affaires en attendant de finaliser son divorce et de trouver un appartement. Maurice est hébergé par Mahmoud, à Avedøre dans un quartier d'émigrés dans la banlieue de Copenhague et la cohabitation entre eux est assez pittoresque.

Mahmoud est son secrétaire musulman pratiquant, geek sur les bords, collectionneur de vinyle, il est aussi celui qui vient au secours de Maurice et qui tient absolument à le réconcilier avec sa femme.

Mahmoud est amoureux de sa voisine qui est la fille d'un couple de juif «impliqué dans leur communauté» et qui elle aussi est un peu barrée. Il est un peu fleur bleue et c'est un éternel optimiste.

Comment tout ce petit monde se retrouve impliqué dans une soi-disant prise d'otage, c'est l'histoire même du roman.

Extraits :

« Il doit exister une loi dans la nature indiquant que, lorsque deux hommes s'assoient avec six bières, quatre autres types surgissent dans les minutes qui suivent. »

« Quand on voit une kippa juive, on peut être à peu près sûr de voir un juif en dessous. »

« Le charme d'une femme n'est pas directement proportionnel à son amabilité. »

Les personnages secondaires :

L'imam barré, morfale qui mange un rôti de porc sans le faire exprès.

La mère de Mahmoud attentionnée et présente comme toutes les mères orientales peuvent l'être.

La femme de Maurice, Cathryne tyrannique à souhait.

Et aussi :

Un week-end à Copenhague ( un petit tour dans le quartier Christianna ou à Istetgade ) et évidemment la National Gallery of Danemark ainsi que le magnifique Nationalmuseet.

Avedøre se situe à Copenhague et c'est un quartier d'immigrés (de confession mulsulmane en général) pour manger un succulent pitabrød . Une spécialité turquo-danoise.

Se ré-écouter “Let there be love” par Nat King Cole.

S'acheter un pack de Tuborg ou d'Orbaek.

Un réveil de prière ? Pourquoi pas ?

A mon humble avis :

Flemming Jensen est considéré dans son pays comme le «Coluche» danois, il produit avec ce court roman un déluge de situations comiques entremêlant les cultures, les croyances et les préjugés de la société danoise. Le décalage entre les deux protagonistes est étrange mais il arrive à nous faire rire et à nous faire passer un excellent moment.

 

Signé Pierre.

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