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SERENDIPITY

Je t'aime, moi non plus : sur Putain d'Olivia de Mark SaFranko - une lecture critique d'Alexandre

10 Mars 2011, 18:55pm

Publié par Seren Dipity

En résumé, cela pourrait tenir dans une phrase: c'est l'histoire d'un couple qui vit une relation amoureuse destructrice, où l'on baise aussi intensément que les disputes sont explosives.

Dit ainsi, cela ne donne pas plus envie que cela d'explorer l'univers sulfureux de Safranko. Sauf si comme moi, vous avez adoré les aventures de jeunesse de Max Zajack dans Dieu bénisse l'Amérique (ici) Sauf si comme moi vous avez adoré 37°2 le matin de Philippe Djian (encore plus le livre que le film de Jean-Jacques Beineix, fort bon, tout de même)
En résumé, cela pourrait tenir en quelques mots: sexe, destruction, folie, jalousie, mal-être, jouissance, trahison, galères financières... Et comme Putain d'Olivia est composé de mots crus et dégoulinants de substances corporelles, je me demande encore ce qui me rend aussi dingue de l'écriture de Safranko. Suis-je un pervers voyeur? 
Bon reprenons au début, Putain d'Olivia retrace la trentaine de Max Zajack, dans un monde qui s'ennuie après les années 60. Quand Max n'est "pas au chômage ou à vivre de coupons alimentaires", il "fait tous les boulots imaginables sous le soleil, manoeuvre d'usine, chauffeur...". Max vivote dans une chambre "carrée grande comme un timbre poste avec un toit en pente qui se payait le coin de sa tête "au moins 12 fois par jour". Ici bas, Max rêve la moitié de son temps à devenir écrivain et l'autre partie au sexe. A s'en demander s'il ne va pas finir par écrire du bout de son pilier raide.
Un jour dans un bar où il vient de jouer de la guitare pour quelques dollars, il rencontre Olivia, Olivia Aphrodite (ce n'est pas une blague).
C'est ainsi que commence l'histoire d'un couple qui va vivre une relation amoureuse destructrice, où l'on ...

 

Signé Alexandre.

 

Putain d'Olivia (Hating Olivia), Mark SaFranko, 13e Note - traduction de Nadine Gassie.

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