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SERENDIPITY

Que tu as de grandes dents... : sur Chaperon Rouge de S. Blakley-Cartwright et D. Leslie Johnson

12 Juin 2011, 18:36pm

Publié par Seren Dipity

Il est rare que je lise des romans destinés à la jeunesse, mais là j'ai été tenté par le projet et surtout par la couverture qui claque un minimum; et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu du voyage. leChaperonRouge_160411m_1300808158.jpg

L’action se passe dans la petite ville de Daggerhorn où un pacte entre le Loup et les villageois qui consistait à sacrifier un animal les soirs de pleines lunes en échange de la vie de la population, vient d’être brisé. Valérie, l’héroïne du roman est tiraillée entre l’amour qu’elle voue à un jeune bucheron et celui de la personne qui lui a été promis par ses parents. La première victime du monstre revenu depuis des décennies n’est autre que sa soeur ainée et inaugure une longue série d’autres meurtres. Cependant, il semblerait que le loup ne se soit pas retranché dans la forêt mais bel et bien au sein de la population du village en revêtant sa forme humaine. S’ensuit alors une intrigue où chaque personne, voisins, amis ou même époux peut être le tueur.

Sur le plan de l’histoire, ça tient bien la route, pas trop de mièvreries adolescentes comme je m’attendais à lire, mais plutôt des passages sombres et parfois franchement glauques dont le personnage n’est pas sans rappeler le chaperon rouge que l’on aperçoit dans le film Les Frères Grimm. Les 100 premières pages m’ont clairement fait penser au film Le Village de M. Night Shyamalan, avec une population recluse et qui attend dans la crainte de monstres qui vivent autour de leur village. La suite est clairement digne du scénario du Pacte Des Loups de Gans avec une enquête à même la population. Et pendant qu’on est dans les comparaisons cinématographiques, le film qui est inspiré du livre est pas trop mal fait, pourtant j’avais un apriori de taille - le fait que la réalisatrice soit la même que la saga Twilight, (à tous mes congénères de sexe masculin, ceux qui ont réussi à dépasser les 45 min du film, je vous tire mon chapeau) - mais en réalité, il reste fidèle au livre sans s’attarder sur l’amour impossible, la chasteté voulue, blablabla, est du coup passe bien sans être un film qui déchire sa race, entendons-nous bien!

Le seul gros, gros bémol c’est la fin du livre qui est à lire en ligne sur le site de l’éditeur, Michel Lafon. Ils ont surement voulu faire dans «l’coup», «on va s’la jouer  media multitasking pour être proche des jeun’s», bah pour le coup je sais pas si c’est bien cool d’acheter un livre et de ne pas avoir la fin, surtout que la fin laisse quand même un suspens assez important dont on ne trouve résolution que sur le chapitre en ligne... J’dis ça mais c’est vrai que je commence à me faire vioc...

 

Signé Jérémy

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