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SERENDIPITY

Open up a beer... and play video games : sur Video Games de DB Weiss - une lecture critique de Jérémy

24 Novembre 2012, 13:31pm

Publié par Seren Dipity

« 1991 : Génération X, de Douglas Coupland

 1995 : Haute fidélité, de Nick Hornby

 2011 : Video Games, de D.B. Weiss, le roman culte de la génération jeux vidéo. »

 Voilà l’accroche que nous propose les éditions Sonatine pour ce livre, et pour ma part il tient sa promesse. image.html

 Adam Pennyman, adepte des jeux vidéo d’arcade est ce que l’on peut appeler un raté. Après avoir quitté l’université il arrive à se faire embaucher dans une boite à Varsovie en gonflant son CV de graphiste :

" J’ai le manuel de Photoshop chez moi.

 - T’en es où ?

 -Chapitre trois."

Il y rencontre une « Kasha », une femme qu’il ne pourrait jamais approcher aux États Unis mais qui, en Pologne, s’accroche à la personne, plus pour sa nationalité que sa beauté. Mais surtout ! Le Multiple Arcade Machine Emulator (MAME) qui permet de jouer aux jeux d’arcade sur son ordinateur portable. Il retrouve Froggers, Pac-Man, Microsurgeon, etc. Tous ces jeux qui ont forgé sa vie. Tous sauf un, LUCKY WANDER BOY, jeu qui n’a pas connu de succès et connu pour son infaisabilité. Une fois passé la phase une du jeux, le joueur se retrouve dans un désert à collecter des objets et ce, à l’infini. Jamais personne n’a réussi à passer cette phase.

 À son retour aux États Unis, la rumeur persistante voulant qu’un joueur a réussi à passer la phase deux du jeu deviendra pour Adam une obsession. Il mettra tout en œuvre pour retrouver cet homme et par la même occasion la créatrice de Lucky Wander Boy, avec une seule idée en tête : est-ce que sa vie serait différente s’il avait passé cette fameuse phase deux.

 En parallèle de ce récit, Adam Pennyman a commencé un Catalogue des jeux obsolètes où il recence tous les jeux qui ont marqué sa vie. On y retrouve une analyse de Pac-Man à l’appétit insatiable, qu’il compare au capitalisme. Mais ce catalogue, parfois philosophique, n’est pas dénué d’humour car on y retrouve le métier du héros comme jeu obsolète :

 « JEU : RÉDACTEUR !

Format : emploi

Fabricant : Portal Entertainment and Development

Année : 2000

Processeur : (connaissance insuffisante de la physique ou de l’économie pour l’affirmer avec certitude)

Son : Polyphonique, de 20 à 20000 KHz

Résolution : 11400 x 11400 pixels »

 Bon, OK, je pensais que c’était le livre de ma génération, celle qui est née au début des années 1990, mais finalement non et ça ne m’a pas plus déçu que ça. Hormis les jeux ULTRA cultes comme Pac-Man, mes connaissances n’étaient pas suffisantes pour apprécier à 100% ce roman. Exemple : il parle plusieurs fois de la musique de mort du jeu Froggers… Que je ne connaissais absolument pas (heureusement maintenant, il y a Google!)

 Un très bon roman, retraçant la culture geek, à lire pour ceux qui ont connus les jeux d’arcades, mais aussi tous les passionnés de jeux vidéo.

 

Signé Jérémy

 

Video games, DB Weiss, traduit de l'anglais (Etats Unis) par Fabrice Pointeau (habitué de chez Sonatine)

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