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SERENDIPITY

Montreal airport : sur Comme si de rien n'était de Maxime Collins - une lecture critique de Lucie

30 Mai 2010, 21:30pm

Publié par Seren Dipity

Aujourd'hui on ne fait que nous parler de réseaux sociaux, d'amitiés qui se numérisent à tours de bras et de contacts via internet, et bien, là, j'ai redécouvert les vraies valeurs de l'amitié avec le premier roman de Maxime Collins, Comme si de rien n'était  (Transit Editeur, collection L'Instant Libre)
Un roman très court qui pourrait même se confondre avec une nouvelle, mais l'essentiel est bien présent avec une écriture soignée où quelques mots suffisent pour décrire les plus grandes émotions.collins.jpg
Maxime Collins nous évoque les aléas de l'amitié qui se font, se défont, se brisent ou encore disparaissent au cours d'une vie. L'histoire est commune à beaucoup d'entre nous, quatre amis de toujours partent au quatre coin du monde avant de se retrouver à l'aéroport de Montréal. Divisé en quatre parties, celles de Benjamin, Phillippe, Dana et Eric, le roman nous fait rentré dans la vie de ces jeunes, leurs dermiers mois, leurs dernières semaines ou encore leurs dernières heures avant les retrouvailles. Axè  sur les expériences de jeunesse, la sexualité, l'homosexualité, la prostitution, la tromperie ou le mensonge, ce livre nous parle de l'amitié passée, présente et future quoique le futur reste incertain pour la plupart des protagonistes.
Je n'en dirai pas plus car le reste est à découvrir, surtout une fin à laquelle on ne s'attend qu'inconsciemment, et qui est parfaitement écrite.
Je terminerai par quelques phrases que j'ai beaucoup aimées et qui laissent entrevoir l'écriture de Maxime Collins : p 106:"...définition de la vie: une succession de départs et d'arrivées. Des gens qui partent, se présentent, disparaissent, ou se révèlent. On ne fait que ça finalement, passer dans la vie des uns et des autres." p 99: "Peu importe où l'on se trouve dans le monde, on est toujours tout seul. On peut rencontrer des gens, discuter avec eux, mais ils ne nous appartiendront jamais."
 
Une belle découverte pour cet auteur qui écrit sur un blog au Québec depuis des années et que je remercie pour avoir écrit ce premier roman plein de vérités.
 
Lucie

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Maxime Collins 03/06/2010 01:41



Merci pour cette belle critique !


Au plaisir,


Maxime