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SERENDIPITY

L'été sera chaud : sur Hypothermie d'Arnaldur Indridason et 13 Heures de Deon Meyer - une lecture critique de Dorothée

17 Août 2010, 20:00pm

Publié par Seren Dipity

C’est bientôt la rentrée littéraire : 701 titres, des grands noms, les mêmes tous les ans (Nothomb, Houellebecq…), des premiers romans à foison…Et plus de place sur l’étagère du libraire. Alors les titres du début de l’année disparaissent.

En attendant...

Duel au sommet de la littérature policière : 9782864247234

Hypothermie, Arnaldur Indridason, éditions Métaillié versus 13 heures, Déon Meyer, éditions du Seuil

 

Deux valeurs montantes de la littérature policière ont sorti leur nouveau roman en février dernier. Sixième opus en grand format pour chacun d’entre eux, ils sont à chaque sortie de plus en plus connus et reconnus. S’il fallait choisir, lequel prendriez-vous ? Petit tour d’horizon pour vous aider.

 

D’un côté Arnaldur Indridason, nom imprononçable mais à absolument retenir. Il fait partie des grands du polar désormais. Islandais, il a été découvert suite à l’explosion du genre: «le policier nordique ». Mankell, Läckberg, Nesbo, et surtout Larsson avec Millenium, ça vous dit quelque chose ? Normal, on ne peut plus faire sans eux en matière de roman policier. Indridason entre dans le mouvement, et avec brio. Les paysages sont vides, froids, gris voire noirs. C’est triste à en mourir! La mise en place de l’intrigue est plutôt lente ; attention pas ennuyeuse pour autant, au contraire. On assiste à une véritable mise en place des personnages. Les héros ne sont pas tout puissants, ils ont des failles, des problèmes familiaux, comportementaux. Ils sont comme nous et on les adore !

L’enquêteur d’Indridason s’appelle Erlendur et en matière de problèmes familiaux, il en tient une énorme couche. Dans cette sixième aventure, Hypothermie, un épisode de son enfance est mis en parallèle avec une enquête qui n’en est peut-être pas vraiment une. C’est bon, vraiment bon et on aimerait que ça continue encore après la dernière page. C’est pourquoi, après dès qu’un nouveau Indridason sort, on saute dessus !!!!

Petit conseil : lire ses livres dans l’ordre chronologique. 1065090-gf

 

De l’autre côté, Déon Meyer et l’Afrique du Sud.

 Du froid glacial, nous passons à la chaleur étouffante. Autant la solitude, le froid arctiques peuvent donner des hallucinations et rendre parfois fou, autant la chaleur de l’Afrique peut aussi créer des désordres psychologiques gênants.

Pas de personnage récurrent chez Meyer mais un héros unique adopté, aimé, on tremble pour lui dès les premiers paragraphes.

De la lenteur, nous passons au rythme effréné, à la course contre la montre, c’est un vrai tourbillon qui nous enlève et ne nous lâche plus.

Meyer ou Indridason ? Lequel choisir ? Les deux ! Suspens, adrénaline et plaisir garantis !

 

 Signé Dorothée.

 

 

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