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SERENDIPITY

Et au milieu coule une rivière : sur Ru de Kim Thuy - une lecture critique de Lucie

19 Janvier 2010, 22:45pm

Publié par Seren Dipity

Le chronomètre est lancé pour la sélection des titres pour le prix Landerneau (décerné par les espaces culturels Leclerc). Alors parmis trente huit livres, je me suis tout d'abord interressée au premier roman de Kim THUY, Ru (Editions Liana Lévi)9782867465321-0-2009410023.jpg
Ru signifie en français "petit ruisseau "et peu se traduire littéralement par berçeuse. C'est un peu la sensation que j'ai eu en lisant ce roman, l'impression d'être berçée. Comme lorsque l'on est sur une barque, vous voyez, tantôt à gauche, tantôt à droite, berçé entre le Vietnam d'hier et celui d'aujourd'hui. Dans ce roman, une femme voyage dans ses souvenirs, du départ de son pays d'origine, le Vietnam, envahi par le communisme, au froid du Canada, en passant par un camp de réfugiés en Malaisie. Des paragraphes plus ou moins longs nous font vivre cette fuite dans le ventre d'un bateau, une vie retrouvée au canada, et après plusieurs années  le retour au Vietnam pour quelques temps. Cette femme nous livre ainsi ses sentiments parsemés de joies et de peines de sa vie d'adulte ainsi que sa vie de fillette. Et comme sur un bateau qui navigue sur une rivière, on découvre tantôt à travers des yeux d'enfant, tantôt à travers des yeux d'adulte, la vie d'une famille confortablement installée à Saigon, tout d'abord, puis ruinée et qui se reconstruit petit à petit.
L'écriture de ses souvenirs est légère, elle coule toute seule comme un petit ruisseau. Tiens ça me rappelle quelque chose ....!!Enfin bref, une lecture paisible sans trop de vagues.
 
Signé Lucie

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La librivore 14/05/2010 17:44



Oui, mais pleine d'émotions aussi, car elle y livre des choses cruelles aussi. J'ai beaucoup aimé (.(J'ai mis un lien vers votre article)



Kamel Kies 31/03/2010 03:21



Murmure d’un ruisseau


 


Récit bouleversant d’une vie miraculeusement arrachée à la mort, le livre de Kim Thuy se lit sereinement  parce que dénué de ressentiment, de rancœurs .Une écriture fluide et accrocheuse tant sur le plan de la langue  qui
«  croise » les mots du français avec  des expressions vietnamiennes  que  sur le plan des descriptions très imagées. Cette mémoire semble se repérer  à la lueur   des souvenirs les plus vivaces  et Kim les évoque avec beaucoup de délicatesse pour mieux nous communiquer la
sensibilité qui les transporte. Kim, c’est aussi ce « ruisseau » dont le murmure de l’eau «  berce »  notre lecture de sentiments
qui exaltent la pudeur, le respect, ne laissant aucune place à la haine. Un récit en somme dédié à tous ceux dont l’exil a contraint à un perpétuel recommencement … Un livre pour apaiser la
souffrance de ceux qui ne sont de nulle part …


                                                                       
    Kamel Kies