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SERENDIPITY

Come Together* : sur La Théorie de l’information de Aurélien Bellanger - une lecture critique de Jérémy

12 Septembre 2012, 22:17pm

Publié par Seren Dipity

Cette année, on dirait bien que la science a une part particulière dans la rentrée littéraire, on retrouve Théorème vivant de Cédric Villani chez Grasset qui vulgarise et permet au grand public de comprendre les théorèmes les plus complexes en mathématique. Bon, à la vue des formules et du vocabulaire utilisés il m’a un peu rebuté. Mais là je parle d’un autre ouvrage, celui d’Aurélien Bellanger, un premier roman aux éditions Gallimard.9782070138098.jpg

 

C’est le récit d’une vie, celle de Pascal Ertanger, personnage fictif, et je précise fictif puisque le récit est tellement proche de la réalité qu’il m’est arrivé au cours de ma lecture d’aller googler le nom du héros pour savoir, si oui ou non, il avait bien existé… Et cela plusieurs fois au cas où Google n’avait pas trouvé une autre réponse le temps de ma lecture, foutre Dieu !!

On va donc suivre ce personnage tout au long de sa vie, de sa jeunesse où il ne s’intègre pas et préfère rester chez lui à décortiquer, pirater, créer et revendre de petits logiciels destinés aux tout premiers ordinateurs commercialisés. Il va suivre la révolution informatique et, plaquant ses études en maths sup, il va trouver une niche dans le Minitel rose et créer sa boite.

 

«  Les Français passèrent, en 1985, 12 millions d’heures sur leurs Minitel, dont près de la moitié sur des messageries roses. »

 

On apprend énormément de choses sur la création, le fonctionnement et le déclin du Minitel. Enfin pour moi en tout cas puisque je n’ai pas connu cette révolution exclusivement française. Je n’ai donc jamais, de manière consciente, utilisé et même touché de ma vie un Minitel ni composé le 3611 ou quelques 3615, j’étais trop jeune… Oui je sais, ça ne peut pas vous rajeunir tout ça ! (J’entends de là les « petit con » fuser).

 

Les coups de maître du héros en économie lui permettent de vite devenir millionnaire. Cela lui permettra d’évoluer, passant du Minitel à une nouvelle révolution, Internet, puis la suivante, le Web 2.0. Ces passages ne sont pas sans rappeler une certaine personne, qui a réellement existée, Xavier Niel, P-DG de Free. Avec son souci  de toujours casser les prix, devenir le plus compétitif et essayer de devenir le leader du marché.

 

«  Le génie de Brin et de Page, les créateurs de Google, avait été de se représenter Internet comme un objet mathématique quasi pur, et d’imaginer un algorithme qui pouvait le casser. À côté d’eux, Pascal n’avait été qu’un bricoleur : ancien propriétaire d’un réseau théoriquement capable de faire plusieurs fois le tour de la Terre (…) n’avait même pas eu l’impact de l’iPod ou de l’iPhone, qui opérait pourtant sur un registre similaire. Pascal, contrairement à Steve Jobs, était resté un second rôle dans l’histoire d’Internet : il était celui qui l’avait rendu plus accessible et moins cher. »

 

Mais j’ai l’impression d’être en marge des critiques littéraire sur ce titre. Beaucoup le jugent inintéressant, écrit en langage C :, aucuns dialogues ne venant dynamiser des descriptions trop longues, etc. Bon OK il y’a des passages un peu longs mais qui, quand même, apportent des informations. Entre chaque chapitre, sont intégrés des passages sur les théories de l’information et de la création des procédés pour la diffuser, qui parfois remontent au milieu du XIXe siècle.

 

Bref, c’est un roman qui m’a captivé, peut être parce que j’aime tout ce qui touche aux nouvelles technologies. Très addictif, on veut vraiment savoir ce que Pascal Ertanger peut bien créer pour apporter sa contribution à chaque révolution informatique. Un roman qui, pour moi, a amplement sa place dans la rentrée littéraire cette année.

 

«  La prochaine grande révolution informatique consisterait à extraire l’information présente dans les phénomènes naturels. »

 

Signé Jérémy

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* Bon au départ je voulais mettre en titre le célèbre slogan de Nokia, « Connecting People » mais bon je me suis dit que ce titre des Beatles pouvait aussi faire l’affaire, autant entrer un peu dans le jeu, même avec mes connaissances limitées en musique.

 

 

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