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SERENDIPITY

HANNIBAL LECTER WAS A SUCKER (sur Au-delà du Mal de Shane Stevens)

26 Septembre 2009, 20:59pm

Publié par Seren Dipity

Shane STEVENS,  AU DELA DU MAL  (Editions SONATINE)


Je suis carrément étonné.
On n'arrête pas de ma parler de ce livre, je le vois partout et même ceux qui ne l'ont pas lu en vantent les mérites.
Ca fait plusieurs mois qu'il attire mon attention et que des personnes très recommandables m'engagent ne serait-ce qu'à le commencer pour voir si je suis cap' ou pas de le terminer.
J'avais même cru le voir sur ce blog, d'où mon étonnement, dans un premier temps, et mon grand plaisir ensuite à pouvoir le chroniquer en prem's.

Pluseurs libraires m'avaient prevenu: "oui c'est un peu dense, et oui c'est un peu cru".
Oui c'est cela mais c'est aussi un O.V.N.I. de littérature policière , une fondation pour tout roman mettant en scène un serial killer (prononcer "céwial kkhilleuww" comme Alain Chabat dans le film de les Nuls "La Cité de la Peur") et un mystère en soi à lui tout seul.
Shane Stevens est le probable pseudo d'un type dont on a perdu la trace qui a pourtant écrit quelques romans, mais dont tous ne furent pas publiés (en tout cas pas celui là jusqu'à aujourd'hui -en France, note de Stef)
Ecrit en 1979, l'histoire raconte la formation, l'évasion et les crimes d'un sérial killer, hors norme, cruel, dérangé et assez intelligent pour avoir une longueur d'avance sur la police et les journalistes, dont les recherches et les enquêtes représentent l'autre pendant du livre.
La minutie de l'élaboration des crimes et les ruses de l'assassin sont mis en parallèle avec l'énervante et lente enquête d'un groupe d'hommes determinés dont l'action finira par payer.
Ce qui est dérangeant avec le recul qu'on peut avoir à propos de ce livre (écrit rappelons-le il y a 30 ans et ça ne sent pas) c'est que le brassage entre la réalité historique et sociale, et la fiction sont telles qu'on se demande quelle est la source de reflexion de l'auteur.
La limite est telle qu'on ne la voit pas et en plus du style, encore une fois, dense, minutieux ET passionnant, l'histoire (750 pages quand même!) est un régal et une réussite à propos du mal absolu.
Sinon, comme pour tout bon livre, une petite chronique vaut mieux qu'un long discours, mais moins que l'intérêt suscité par sa LECTURE!

Signé Raoulo

                                            ******************

Sacré Raoulo, on voit bien que les représentants ont la belle vie et ont le temps de lire Stevens et de le chroniquer le samedi matin... Enfoiré!
Mais je suis d'accord avec tout ce que dit mon pote Raoulo et, oui, Au-delà du mal est un grand roman sur le mal, sur l'homme devenu machine. L'odyssée meurtrière  est terrifiante et la simplicité du ton n'y est pas étrangère.

Encore une raison, s'il en fallait, que Sonatine joue maintenant dans la cour des grands éditeurs avec cette première publication en France de ce livre culte aux Etats Unis.
Viva Sonatine!

Stef

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